Témoignage de Julie : Je suis hyperphagique

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Je viens de découvrir ce site et par la même occasion que je suis hyperphagique. Il semble que je souffre d’hyperphagie boulimique.

À 27 ans, je mets enfin un mot sur le mal qui me ronge depuis le début de l’adolescence. Je savais bien que mon rapport à la nourriture n’était pas “normal”, qu’il était problématique. J’avais bien compris qu’on appelait cela des troubles du comportement alimentaire, mais c’est tout.

Je suis quelqu’un qui se pose beaucoup de questions. Trop selon mon entourage ! Mais cette attitude a l’avantage d’apporter certaines réponses. Je ne savais pourtant pas que ça portait un nom et surtout que d’autres avaient cette façon de fonctionner avec la nourriture.

Je sais que cette découverte n’est pas anodine : elle arrive à un moment particulier de ma vie.

D’un côté, je vis un calvaire professionnellement parlant. De l’autre, je vis le rêve avec l’homme de ma vie, avec qui je vais me marier cet été. Je sens que des choses enfouies ressortent de mon mal-être au boulot. Cela me mène tout droit à une dépression sévère.

Mon entourage trouve que ma “prise de tête” est ridicule.

Mais j’ai beau me raisonner et me dire que ça ira mieux l’année prochaine quand je ne serai plus en formation, je sais que je ne peux pas attendre.

Plus le temps passe, plus je mange et me referme sur moi-même. Je n’ai plus goût à rien, ni envie de voir mes amis. C’est pour cela que je veux réagir. Car si je ne fais rien, c’est ma vie de couple qui va finir par en prendre un coup.

J’ai décidé de prendre rendez-vous avec un psy, même si je ne suis guère convaincue de l’efficacité que ça puisse avoir. J’ai déjà fait cette démarche auparavant, sans grand résultat. Mais attendre que les choses se dégradent et me retrouver sous prozac® n’est pas la solution ! Cela ne suffira pas à me sortir de mon hyperphagie boulimique.

Je sais aussi que je dois enfin considérer sérieusement ce grand vide que je ressens depuis plus de 15 ans. Cet ennui aussi, ce comportement tantôt déprimé, tantôt euphorique.

Je me suis toujours dit : “Ce n’est pas grave, ça passera. Tu n’as pas le droit de te plaindre, toi qui a tes 2 parents, alors que ta cousine a perdu son père et son frère. Tu te scrutes le nombril, c’est pour ça que ça ne va pas. Prends sur toi et tout ira mieux.”

Et voilà le résultat.

Mais aujourd’hui, je veux croire qu’il n’est pas trop tard pour prendre enfin goût à la vie. Et savourer la chance qui m’est donnée d’avoir trouvé quelqu’un de formidable, si patient et attentionné. Je suis persuadée que le bonheur se mérite : quand on l’a trouvé, il faut tout faire pour le garder, même aller voir un psy !

Voilà, j’espère que cette note d’optimiste pourra aider quelqu’un, comme cela m’a aidée de l’écrire.

Julie

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